L’extension du délit de négationnisme

La Shoah a longtemps été le seul crime contre l’humanité dont la négation était spécifiquement incriminée en droit français. Ces dernières années, la Cour européenne des droits de l’homme et le Conseil constitutionnel ont semblé s’opposer à la pénalisation de la négation du génocide des Arméniens. Mais l’extension du délit de négationnisme a bien eu lieu. Au début de l’année 2017, une loi est intervenue pour incriminer la négation de très nombreux crimes, mais pas du génocide des Arméniens. Le droit français a depuis un aspect surprenant : parmi les autres négationnismes que celui qui vise la Shoah, le cas le plus répandu, le plus débattu, dont l’incrimination est réclamée avec le plus de vigueur, est à peu près le seul qui échappe aujourd’hui à l’incrimination. Le présent ouvrage, issu d’un colloque organisé à Troyes en 2017, s’efforce d’expliquer cette situation.

Thomas Hochmann est professeur de droit public à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.
Patrick Kasparian est maître de conférences en droit privé à l’Université de Reims Champagne-Ardenne et avocat à la cour.

1e édition, volume 17
Thomas Hochmann
Patrick Kasparian

Éditeur : Institut Universitaire Varenne
Collection : Transition & Justice
ISBN : 978-2-37032-212-8
EAN13 : 9782370322128
Date de parution : 06/2019
Colloques - Etudes - Rapports - 150 pages - Universitaire
Etat : Disponible
Thème :
Droit > Libertés publiques / Droits de l'homme

Prix éditeur : 19 €

""